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Une maladie neurodégénérative

Les maladies neurodégénératives se trouvent au cœur des enjeux de santé publique. Ces maladies très diverses sont pourtant très répandues parmi les personnes âgées. Même si elles affectent principalement le système nerveux central, les maladies neurodégénératives ne constituent pas une fatalité. Focus sur ces pathologies très fréquentes :

Les maladies neurodégénératives : définition

Les maladies neurodégénératives sont des troubles qui impactent l’ensemble du système nerveux. Ces maladies se concentrent sur le cerveau jusqu’aux nerfs en passant par la moelle épinière. Elles sont des maladies très connues du grand public (Alzheimer, Charcot…). Sans doute car elles sont fréquentes comme en témoignent certains chiffres.

En France, on dénombre plus d’un million de personnes touchées par la maladie d’Alzheimer. En outre, environ 160 000 personnes sont atteintes de la maladie de Parkinson. Par ailleurs, chaque année, près de 2 300 nouveaux cas de maladies motoneurones (SLA) sont diagnostiqués. Des chiffres en constante augmentation, ce qui s’explique notamment par l’augmentation de l’espérance de vie. Nous vivons globalement tous plus longtemps.

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Quelles sont les principales causes de ces maladies ? Les spécialistes avancent notamment qu’outre le vieillissement des cellules et des mécanismes cellulaires, nous disposons aujourd’hui d’un manque cruel de traitements curatifs pour ces maladies neurodégénératives.

En effet, force est de constater qu’une majeure partie des personnes atteintes présentent un âge avancé (65 ans et plus). Ces dernières décennies, le nombre de personnes souffrant de maladies neurodégénératives a drastiquement augmenté.

Aussi, une compréhension plus approfondie de ces maladies nécessite de s’intéresser à leurs caractéristiques. Quelle qu’elle soit, une maladie neurodégénérative cause des troubles du comportement et entraîne la mort progressive des cellules nerveuses.

Les symptômes peuvent prendre la forme de complications cognitives, perceptives et surtout motrices. À titre illustratif, les maladies d’Alzheimer et de Parkinson (en raison de la formation de corps de Lewy) trônent en tête des maladies neurodégénératives les plus fréquentes. Cependant, il en existe d’autres. Une étude plus approfondie de leurs caractéristiques et symptômes peut encourager une prise en charge rapide des personnes les plus susceptibles.

Quelles sont les pathologies les plus fréquentes ?

Plusieurs maladies apparentes entrent dans le lot des maladies neurodégénératives. Nous pouvons ainsi citer la maladie de Creutzfeldt-Jakob, la maladie d’Alzheimer, la sclérose en plaques (SEP), la maladie de Charcot (SLA) ou encore la maladie d’Huntington. Focus sur les pathologies les plus connues :

La maladie d’Alzheimer

La maladie d’Alzheimer représente un trouble cérébral causant des problèmes de mémoire et de comportement allant jusqu’à la démence. Elle est fréquente chez les personnes âgées de 60 ans et plus. Incurable, on attribue aujourd’hui de nombreuses hypothèses sur ses causes et son évolution. Entre autres, l’apparition de certaines protéines appelées « plaques amyloïdes » dans le cerveau, certains facteurs génétiques, des traumatismes crâniens, de l’obésité ou encore des maladies cardiovasculaires. La recherche est encore longue sur cette maladie, tant côté traitements que diagnostic.

La sclérose en plaques (SEP)

Maladie auto-immune, sa caractéristique principale est le fait qu’elle atteint des sujets génétiquement prédisposés et infectés par le virus EBV. Elle n’est pas une maladie mortelle mais très invalidante. La sclérose en plaques peut débuter chez des sujets jeunes, certains âgés de 20 ans. Par ailleurs, elle est deux fois plus fréquente chez les femmes. Parmi les symptômes et conséquences les plus fréquents de cette pathologie, on retrouve de nombreux troubles moteurs, de la fatigue, des spasticités ou des raideurs. La SEP évolue souvent par poussées intermittentes.

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La maladie de Charcot (SLA)

La maladie de Charcot, ou sclérose latérale amyotrophique (SLA), désigne une pathologie qui entraîne une dégénérescence rapide du système neuronal. Ce sont principalement les motoneurones qui sont affectés, ceux responsables de la motricité dite volontaire. Ainsi, une personne touchée par ce handicap va rapidement perdre ses capacités motrices jusqu’à l’absence partielle ou totale d’autonomie et de communication. Des outils comme JIB Eyes permettent aux personnes en perte d’autonomie de pouvoir continuer à communiquer avec leurs proches.

L’espérance de vie après diagnostic est de trois à cinq ans. La SLA est très diagnostiquée chez les personnes âgées de 50 à 70 ans. Comme pour les autres maladies neurodégénératives, les causes sont mal connues. La grande majorité des cas proviennent de la mutation spontanée d’un gène, d’autres de causes héréditaires. Les chercheurs continuent leurs recherches et évoquent aujourd’hui entre autres hypothèses des causes et évolutions liées à l’activité professionnelle (agriculture et proximité des pesticides), à l’alimentation (trop riche en glucides) et au tabagisme.

La maladie d’Huntington

Avec la caractéristique d’être héréditaire, la maladie d’Huntington reste rare et se manifeste par une dégénérescence neurologique à la base de troubles moteurs, cognitifs et psychiatriques. Présentement, diverses pistes de traitements sont en cours d’expérimentation.

Quels impacts sur la vie des patients et de leur entourage ?

Aide aux personnes âgées

Les maladies neurodégénératives sont dans la quasi-totalité des cas responsables d’invalidité caractérisée par une paralysie des muscles. L’impact sur la vie des patients est sans équivoque très grand. Ces derniers se retrouvent, de par l’évolution de leur démence, dans l’impossibilité de prendre soin d’eux-mêmes.

Pour leur entourage, en l’occurrence les enfants, le choc est parfois brutal. En effet, les maladies neurodégénératives détectées avec l’IRM sont le plus souvent irréversibles. Même si aujourd’hui, de nombreux traitements sont expérimentés, le suivi de ces personnes reste un véritable casse-tête pour les familles et aidants.

Bien souvent, il est nécessaire de faire appel à un service d’aide à domicile pour assurer le soutien de la personne souffrant d’une de ces formes de maladies cérébrales. Leur qualité de vie peut alors en effet se dégrader très vite. Une assistance des proches et des aidants reste à ce titre primordiale.

Peut-on prévenir les maladies neurodégénératives ?

Plusieurs maladies neurodégénératives ne peuvent être prévenues. C’est le cas notamment des pathologies d’ordres héréditaires comme la maladie d’Huntington citée un peu plus tôt. Néanmoins, certaines peuvent parfois être prévenues. C’est le cas de la maladie de Parkinson.

En effet, il ressort de nombreuses investigations que la pratique régulière d’une activité physique peut aider à prévenir cette maladie neurodégénérative. Parlant d’activités physiques, celles-ci peuvent être de type cardio à savoir la marche, la course pédestre et tout autre sport d’endurance.

Dans le cadre de la prévention de la maladie d’Alzheimer, une prévention reste possible grâce à une meilleure qualité de vie, mais aussi la participation à des activités qui améliorent les connexions neuronales. La lecture, les interactions sociales, l’intérêt vers la culture, toute gymnastique cérébrale constitue un atout indéniable pour muscler le cerveau contre la menace d’une démence.

Concernant la sclérose en plaques et sa prévention, des facteurs comme les prédispositions génétiques et les facteurs environnementaux sont scrutés de près par l’INSERM dans le cadre de diverses recherches et études. Ceci vise à mieux prédire et anticiper l’apparition de la maladie.

Une bonne prévention passe globalement par les choses simples que les médecins nous répètent : une amélioration de la qualité de vie. Il est primordial de délaisser le tabac, de prévenir la fatigue, et de profiter des divers programmes de stimulation cognitive dès les premiers diagnostics. De façon plus englobante, il est possible de prévenir l’une ou l’autre de ces maladies neurodégénératives en atteignant et en conservant une masse corporelle plus faible. Cela est aussi bon contre un tas d’autres troubles comme pour prévenir les risques d’AVC. Et pourquoi pas même des exercices d’aérobie et d’anaérobie ?

Quels traitements et accompagnements ?

Une communication assistée

Bien qu’affectées, les personnes atteintes de ces handicaps peuvent parfois vivre encore de nombreuses années. Pour cela, elles doivent bénéficier de soins immédiats, suivre des traitements et jouir d’un accompagnement réel par leurs proches et tout un corps médical et paramédical (infirmiers, ergothérapeutes, médecins…). Des outils comme JIB ou des procédures médicales et chirurgicales peuvent aussi aider à soulager la douleur ou la complexité du quotidien.

Par exemple, la psychoéducation reste l’un des traitements auxquels ont recours un grand nombre de patients. Ce type de traitement facilite grandement la mise en place de stratégies d’adaptation. Par ailleurs, d’autres souscrivent à un projet ou programme de rééducation neuropsychologique.

Dans certains cas, le personnel soignant, en l’occurrence les médecins, ont recours à la pratique de soins non conventionnels qui visent également à soulager les maladies neurodégénératives. Ces décisions doivent parfois également être validées par un collège de spécialistes médicaux.

L’Institut des Maladies Neurodégénératives de Bordeaux (IMN) assure le suivi des projets et études sur le sujet. Leur recherche inclut le développement de nouvelles thérapies et modèles de traitement pour ralentir la neurodégénérescence et améliorer la qualité de vie des patients.

L’un des mécanismes biologiques explorés par les chercheurs est l’autophagie, un processus où les cellules décomposent et recyclent les composants endommagés. Des études montrent que stimuler l’autophagie pourrait aider à éliminer les protéines toxiques, comme celles impliquées dans la maladie d’Alzheimer, du cerveau.

Difficultés et pertes liées aux maladies neurodégénératives

Les patients souffrant de maladies neurodégénératives rencontrent souvent de grandes difficultés dans leur quotidien. La perte de mémoire, les troubles moteurs, les complications cognitives et la dégénérescence des neurones sont autant de symptômes qui affectent leur autonomie. Ces maladies entraînent une perte progressive des fonctions corporelles et mentales, nécessitant souvent une aide constante.

La sclérose en plaques, par exemple, est marquée par une neurodégénérescence progressive et peut entraîner une invalidité sévère. Les patients peuvent éprouver des troubles moteurs, une fatigue extrême et des raideurs musculaires, impactant grandement leur qualité de vie.

Évolution des traitements et thérapies

Bien que les traitements actuels ne puissent pas guérir les maladies neurodégénératives, ils peuvent ralentir leur progression et atténuer certains symptômes. Les chercheurs explorent divers traitements, y compris la thérapie génique, qui vise à corriger les mutations génétiques responsables de certaines de ces maladies. Les traitements actuels incluent des médicaments pour gérer les symptômes, la physiothérapie pour maintenir la mobilité et la rééducation neuropsychologique pour soutenir les fonctions cognitives.

Le rôle des modèles de recherche

Les modèles animaux et cellulaires sont essentiels dans la recherche sur les maladies neurodégénératives. Ils permettent aux chercheurs de comprendre les mécanismes sous-jacents de ces maladies et de tester de nouvelles thérapies. Les modèles de la maladie d’Alzheimer, de Parkinson et de la SLA, par exemple, aident à explorer comment les protéines toxiques s’accumulent dans le cerveau et comment les cellules nerveuses dégénèrent.

Conclusion

Les maladies neurodégénératives représentent un défi majeur pour la santé publique. Malgré les difficultés et les pertes qu’elles entraînent, la recherche continue d’évoluer, offrant de l’espoir aux patients et à leurs familles. Une meilleure compréhension des mécanismes de neurodégénérescence, combinée à des avancées dans les traitements et les thérapies, pourrait améliorer la qualité de vie des personnes touchées par ces maladies. L’Institut des Maladies Neurodégénératives et d’autres centres de recherche jouent un rôle crucial dans le développement de nouvelles stratégies pour combattre ces pathologies dévastatrices.

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