Selon Le Mag de la Domotique, la domotique rassemble les différentes techniques qui permettent de contrôler, de programmer et d’automatiser une habitation. Elle regroupe et utilise ainsi les domaines de l’électronique, de l’informatique, de la télécommunication et des automatismes.

Ce terme est un peu ancien, car apparu dès les années 70, comme l’atteste cette archive :

Domotique dans les années 80

Avec l’avènement de différentes technologies et de protocoles de communication, ainsi que la simplification des processus de développement des composants électroniques, c’est maintenant un univers nouveau de maison connectée qui émerge depuis moins de 10 ans.

Deux réalités se cachent derrière ces termes. Nous vous expliquerons comment ces deux univers répondent à la problématique du handicap et où se place JIB dans cette histoire !

LA DOMOTIQUE HANDICAP

La domotique a très vite intéressé le monde du handicap en permettant aux personnes avec une limitation de mobilité de pouvoir contrôler ses appareils d’une manière plus adaptée.

Les téléthèses

Les téléthèses sont des appareils apparus il y a déjà plusieurs décennies pour apporter une interface centrale à la personne en situation de handicap d’où elle peut déclencher ses usages du quotidien et parfois même en recevoir des appels. Ces équipements étaient donc vus comme des outils multi-usage.

L’ancien monde de la domotique

Le principe : une grosse télécommande qui regroupe des codes infra-rouge qui déclenche des objets. Si certains modèles à bouton physique impliquent de mettre une icone d’objet sur la touche, d’autres intégraient des écrans avec picto modifiable.

Bien que ces technologies soient aujourd’hui dépassées et gênantes avec des boîtiers volumineux qui parfois freinent l’usage (notamment le fait de sortir de son domicile avec un imposant boitier), ces téléthèses avaient l’avantage d’intégrer une bonne compatibilité aux contacteurs filaires.

Pour autant, la nouvelle génération de contacteurs sans fils (que nous vous avons présenté ici) n’est du coup pas connectable avec ces dispositifs

Installations filaires / KNX

Les installations téléthèses se basaient presque exclusivement sur des installations filaires, souvent intégrant le protocole Siemens KNX. Ces installations impliquaient des travaux lourds de pose de câbles dans les murs et les plafonds, des travaux souvent coûteux et longs.

L’installation se greffe au compteur électrique et se couple à un ensemble de modules récepteurs (ou cellules) des signaux infra-rouges, par la suite convertis en impulsion électrique qui déclenche l’appareil.

Inconvénient : au-delà des lourds travaux (plusieurs milliers d’€ et plusieurs jours de travaux) que ce dispositif implique, le système n’est pas connecté donc ne peut se greffer à des solutions intelligentes et oblige pour déclencher un usage d’être à l’intérieur du domicile et parfois dans la pièce de l’appareil à déclencher (selon le type d’installation réalisée).

Aide à la communication & contrôle d’environnement

Certaines solutions se couplent à des logiciels d’aide à la communication dont l’objectif est d’assurer, en plus du contrôle de l’environnement, une interface facilitée pour l’usage des messages, des appels, de l’accès à internet et de la communication avec son entourage avec des systèmes de pictos (à l’image du Grid Pad Go ci-dessous).

Ces dispositifs sont bien adaptés aux personnes avec des troubles cognitifs ayant besoin d’une interface avec tous les usages principaux et parfaitement adaptée à leur utilisation.

D’autres dispositifs incluent également la commande oculaire comme le I-15+ :

Bien que ces dispositifs sont intéressants par leurs adaptations et leur niveau de praticité, les prix décollent vite au-delà de 3000€-4000€, rendant ces dispositifs inaccessibles pour beaucoup.

Ces prix abusifs (pour beaucoup liés aux montants des remboursements publics) ont créé une exaspération source d’innovation, avec l’équipe derrière le logiciel OptiKey développant une solution d’aide à la communication en open source et gratuite qui remplit exactement le même rôle, couplé à une caméra Tobii 4c à 170€ (on vous explique tout ici).

Les créateurs du logiciel OptiKey expliquent : OptiKey was written  to challenge the outrageously expensive, unreliable and difficult to use AAC 

Optikey a été développé pour remplacer les systèmes d’aides à la communications outrageusement chers, non fiables et difficiles à utiliser.

https://github.com/OptiKey/OptiKey/wiki

Pour beaucoup de pathologies, une solution caméra à 170€ + OptiKey + JIB pour le contrôle d’environnement suffit amplement à l’accès au numérique et le contrôle d’environnement. L’autonomie n’est plus un luxe !

LA MAISON CONNECTÉE AVEC JIB

Une nouvelle ère s’ouvre pour l’autonomie à domicile avec la technologie des objets connectés. Avec JIB, on a décidé d’adapter cet univers au handicap tout en profitant de nombreuses nouveautés et innovations qui nous permettent d’aller au-delà des limites de la domotique handicap traditionnelle et des téléthèses.

La maison connectée s’oriente sur un couplage d’objets connectés (qui vont connecter un usage du quotidien) et de système digitaux (souvent applications mobiles) pour le contrôle. Les objets se connectent via le wifi (comme le cas des objets JIB), bluetooth ou ondes radios.

Le terme connecté ne se réfère pas à la connexion au réseau internet mais à la connectivité de tous les objets au sein d’un même réseau d’objets, tous contrôlables par un smartphone (donc sans fil) et connectables à des services complémentaires (comme la commande vocale, l’horaire, la météo locale etc.). Grâce à cette connectivité, il est possible de rendre sa maison intelligente en créant un maximum d’automatisations et de connexions.

C’est donc une nouvelle ère, bien loin de l’aspect filaire de la domotique ancienne, qui s’ouvre.

Le nouveau monde face aux téléthèses

En quoi la maison connectée se différentie-t-elle des téléthèses ?

  • Limitation d’espace : plus besoin d’être dans le domicile ou dans la bonne pièce, avec la maison connectée vous pouvez déclencher vos objets depuis la rue, une autre ville, la Chine…
  • Zéro travaux : plus besoin d’installer des câbles dans les murs, les objets connectés sont plug-and-play et s’installent facilement (avec des petits modules à brancher)
  • Flexibilité de l’installation : l’installation dans les murs implique que la personne doit passer sa vie dans le même logement, sous peine de repasser par la case travaux. Là, le système vous suit où que vous alliez !
  • Partager le contrôle : plus besoin d’une unique interface réservée à la personne handicapée, tous les aidants et proches peuvent télécharger une appli et déclencher les appareils
  • Automatisation : les routines n’ont plus besoin d’être réalisée manuellement et se programment !
  • Commande vocale : parfois disponible sur certaines téléthèses (contre des suppléments à 500€/700€ !), la maison connectée se greffe aux services gratuits d’assistant vocal des entreprises comme Google
  • Évolutivité du dispositif : avec les travaux, il faut tout penser en amont car une fois que les murs sont refaits, plus rien ne bouge ! Avec la maison connectée, on ajoute un nouveau module en quelques minutes et on fait évoluer son système au gré de ses envies

Mais la maison connectée, ça existe déjà ?!

Et oui ! Mais la maison connectée adaptée au public handicapé moteur, ça n’existait pas avant JIB !

En quoi JIB est différent du coup ?

JIB simplifie la maison connectée

En proposant une solution clef-en-main avec tous les objets connectés nécessaires qui s’adaptent parfaitement à chaque domicile de personne en situation de handicap, JIB simplifie un grand point de complexité de la maison connectée.

En effet, de très nombreuses marques existent, souvent orientées sur une typologie particulière d’objets, avec des protocoles de communication différents, des applications différentes. Difficile de s’y retrouver et de comprendre quels appareils acheter. Il faut alors jongler avec plusieurs marques et plusieurs applications, ne pas tromper sur la compatibilité sous peine de ne pas pouvoir interconnecter ses objets entre eux, connaitre les solutions pour créer des automatisations et savoir comment connecter ces objets aux assistants vocaux…

Bref, c’est hyper complexe !

Et une fois l’équipement reçu, c’est des heures passées à l’installation car le système n’est pas le même d’une marque à l’autre. Avec le risque toujours qu’une mise à jour d’un constructeur face sauter l’ensemble de l’installation…

JIB adapte la maison connectée

Là où la maison connectée est pensée pour un public très technophile et surtout valide, JIB développe une solution simple (pas besoin d’être un geek !) qui s’adapte parfaitement à toutes les problématiques d’interaction du handicap.

Là où les applications classiques de maison connectée sont très complexes et inadaptées, nous développons ainsi une application 100% adaptée à toutes les problématiques d’interaction et de préhension du smartphone et de la tablette (et notamment l’usage des contacteurs). On vous conseille ce super article qui détaille tout !

Enfin, l’aspect de service est totalement inexistant dans le monde classique de la maison connectée. Pourtant, c’est un enjeu majeur quand on apporte une technologie pareil à un public parfois peu orienté tech et surtout un public ayant des problématiques bien spécifiques. JIB propose ainsi un service d’accompagnement à chaque étape, de l’installation à l’usage au quotidien au SAV. SAV qui est réactif, adapté et vise à répondre aux demandes des utilisateurs JIB en quelques heures (ou moins !).


Bref JIB c’est la solution idéale de maison connectée pour l’autonomie chez soit de manière simple, flexible et très abordable ! Plus d’infos sur https://jib-home.com 😉

ESPACE ERGOTHERAPEUTE