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Les handicap et les déficiences multiples impactent différemment la vie personnelle, sociale et professionnelle des personnes atteintes et de leurs proches. Pour vivre confortablement avec son handicap, il s’avère parfois nécessaire d’envisager un placement dans un établissement ou une structure médicalisée. Mais comment s’y retrouver entre toutes les résidences et leurs appellations ? On vous explique tout dans cet article.

À chaque handicap son habitat adapté

Lorsque l’autonomie d’une personne à domicile devient complexe, se pose alors la question d’un séjour adapté en résidence. Il est très important pour chacun de vivre dans une une maison adaptée à ses besoins ou à son handicap pour favoriser l’épanouissement et le bien-être. 

Plusieurs types d’habitats et de services ont donc vu le jour pour répondre aux besoins des personnes handicapées en ce qui concerne l’habitation. Ces solutions garantissent un environnement sécurisé et adapté à chaque handicap tout en favorisant l’autonomie au quotidien. À ces établissements s’ajoutent également différents services à domicile spécialisés.

Les différents types d’établissements qui existent

Les établissements pour personnes handicapées peuvent se classer en différentes catégories selon le type de handicap, sa sévérité, l’âge de la personne handicapée ou encore la durée du séjour. On distingue 3 grands groupes de structures :

Les Foyers d’accueil et d’hébergement

Un FAM dédié au Handicap

En France, on distingue 2 types de structures couramment appelés des « foyers de vie » : les FAM & les MAS.

Les foyers d’accueil médicalisés (FAM) sont des foyers d’hébergement et d’accompagnement pour personnes adultes handicapées. Ces foyers occupationnels accueillent principalement des personnes gravement dépendantes pour qui il est difficile ou devenu impossible de réaliser en toute autonomie des actes de la vie courante (s’habiller, se nourrir, se déplacer…). Peuvent y être accueillies tout types de patients comme les myopathes, les malades de Charcot ou les personnes souffrant de scléroses diverses.

Ces foyers constituent un domicile pour les adultes avec troubles moteurs et cognitifs associés qui y vivent 24 heures sur 24. On y retrouve généralement une équipe médicale et des professionnels (thérapeutes associés ou libéraux qui se déplacent) qui prennent soin des patients.

On distingue également les Maisons d’accueil médicalisées (MAS) qui fonctionnent sur un principe similaire et sont généralement destinées aux personnes un peu plus dépendantes. professionnelle dans le milieu ordinaire. Il s’agit de personnes ayant une certaine autonomie et qui peuvent donc pratiquer des animations et diverses activités adaptées à leurs handicaps.

Quelques cas spécifiques.

Aux FAM & Mas s’ajoutent des établissements qu’on appelle communément « accueils de jour ». Ces structures, comme leur nom l’indique, reçoivent des personnes chaque matin, mais celles-ci ne dorment pas dans l’établissement. Des bus organisent chaque jour leur venue et leur retour à domicile. Les week-end peuvent demeurer à domicile. Dans une démarche similaire, les plateformes d’accompagnement et de répit proposent aux aidants un accompagnement dédié (conseils, orientation vers des professionnels, associations ou aides techniques, temps libéré ponctuel…)

Depuis plusieurs années, de nouvelles structures appelées « habitats inclusifs » ou « logements de réadaptation » sont créés, souvent tout près de foyers FAM, MAS ou de certains CHU. Ces habitats sont souvent des maisons tests où les patients peuvent sonder leur niveau d’autonomie avant d’envisager un retour à domicile. Voici ici l’exemple du Handilodge du centre mutualiste de Kerpape, récemment équipé en domotique JIB HOME :

Les CSSR, SSR, MPR & CMPR pour les accidentés.

Dans un autre registre, les personnes ayant subi un accident grave peuvent séjourner dans un CSSR, un entre de soins de suite et de réadaptation, appelé plus couramment centre de rééducation. C’est ici que séjournent les personnes devenues récemment tétraplégiques ou paraplégiques pour des séjours temporaires (3 mois maximum). On appelle parfois ces services SSR, MPR ou CMPR pour les blessés plus lourds ou présentant des troubles cognitifs (AVC, blessés médullaires…). Dans certains cas, les personnes accidentées peuvent également séjourner quelques temps en CHU.

Les ESAT ou CAT pour ceux qui veulent travailler.

Les établissements ou services d’aide par le travail (ESAT) ou centres d’aides par le travail (CAT) offrent des activités diverses à caractère professionnel et un soutien éducatif et médico-social aux personnes handicapées. Ce sont des établissements sociaux-médicaux qui visent à favoriser l’épanouissement personnel et social des personnes vivant avec un handicap.


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Les services d’aide à domicile

Nombreux sont les services d’aide à domicile mis à disposition aux personnes à mobilité réduite, dans le même esprit que pour les personnes âgées.

Les services d’accompagnement à la vie sociale (SAVS) ont pour vocation d’aider les adultes handicapés à réaliser leurs projets de vie. Cela passe par un accompagnement adapté qui favorise le maintien des liens familiaux, sociaux, scolaires, universitaires ou professionnels et facilitant leur accès à l’ensemble des services offerts par l’Etat et la collectivité.

Dans un esprit très similaire, les services d’accompagnement médico-sociaux pour adultes handicapés (SAMSAH) proposent les mêmes prestations que les SAVS, avec des services de soins médicaux.

Les SSIAD (services de soins infirmiers à domicile) accompagnent les personnes âgées et les personnes à mobilité réduite à domicile en leur dispensant des soins. Les SSIAD assurent une coordination avec les autres intervenants de l’équipe médicale ou paramédicale : SAVS, kinésithérapeutes, psychomotriciens, ergothérapeutes, médecins…

Nous pouvons également citer les équipes locales d’accompagnement sur les aides techniques (EQLAAT) qui préconisent du matériel ou des aides techniques adaptées pour favoriser l’autonomie des publics en situation de Handicap.

Les établissements pour enfants

Institut médico-éducatif

Si dans certains cas, les enfants peuvent être accueillis dans des FAM, des établissements leurs sont néanmoins dédiés : les IEM & les IME.

Les IME (Institut Médico-Educatif) sont destinés à l’accueil des enfants et adolescents souffrants d’un handicap mental ou de déficience intellectuelle liés à des troubles de la communication, de la personnalité des troubles moteurs ou sensoriels. Les enfants et adolescents souffrant de polyhandicap peuvent être accueillis par les IME. On y dispense une éducation et un enseignement spécialisés en tenant compte des aspects psychopathologiques et psychologiques. Il s’agit généralement d’un accueil de jour, mais l’internat est parfois possible.

Les IME se distinguent des IEM (Institut d’éducation motrice) qui fournissent principalement une prise en charge de jeunes atteints de déficience motrice importante en vue de faciliter leur intégration familiale, sociale et professionnelle. Ces lieux ont pour objectif de favoriser l’intégration familiale, scolaire, sociale et professionnelle du jeune. Les jeunes accueillis en IEM sont souvent atteints d’infirmité de la motricité. Il peut d’agir d’internats ou d’externats.

Adapter son logement aux normes PMR

Quand l’autonomie est entravée mais qu’une personne souhaite demeurer dans son domicile, il est tout à fait possible d’adapter son logement. En théorie, toutes les constructions récentes sont d’ailleurs soumises à des normes d’accessibilité. Le code de la construction et de l’habitation stipule qu’un logement accessible est un logement dans lequel les personnes handicapées peuvent, avec la plus grande autonomie possible, se repérer, circuler, communiquer dans le bâtiment, utiliser les équipements et accéder aux locaux avec, par exemple, un fauteuil roulant.

JIB HOME pour que les personnes à mobilité réduite puissent rester à domicile

Pour aider le plus grand nombre de personnes à rester vivre dans leur propre maison, JIB propose la solution domotique JIB HOME pour favoriser l’autonomisation des personnes à handicap moteur. Il s’agit d’un outil intelligent connecté qui vous permet de contrôler toute votre maison. Le tout en utilisant simplement votre smartphone, votre contacteur ou encore votre enceinte connectée.

JIB HOME s’adapte à votre handicap et à votre logement pour vous offrir le contrôle de votre environnement. La solution vous rend pleinement autonome au quotidien sur vos actions récurrentes (lumières, volets, TV…). Le plus de cette solution, c’est qu’elle revient 3 à 5 fois moins coûteuse que la domotique handicap classique tout en offrant plus de fonctionnalités. 

Trouver un hébergement adapté près de chez vous

Si un proche ou vous-même souffrez d’un handicap qui restreint votre autonomie, vous pouvez trouver un hébergement ou une maison d’accueil près de chez vous.

Pour cela, la première chose à faire est de visiter le site du gouvernement dédié au handicap pour consulter les différentes aides d’hébergement qui s’offrent à vous. Prenez le temps d’examiner la liste pour trouver l’option d’hébergement la plus adaptée à votre besoin. 

Cliquez ensuite pour en apprendre plus sur le type d’établissement choisi. Vous serez redirigé vers le site du service public où vous aurez toutes les informations nécessaires pour trouver une maison d’accueil ou un foyer de vie. Vous devrez notamment choisir votre ville de résidence et remplir le formulaire de demande d’admission. 

Votre demande sera envoyée auprès de la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH). Là, la Commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH) se réunira pour étudier votre dossier.  Vous ou votre proche pouvez également bénéficier d’une Carte mobilité inclusion (CMI) ou d’une Prestation de compensation handicap (PCH) pour des aides techniques comme JIB HOME.